Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a présidé, aujourd’hui 25 juillet 2026, les travaux de la conférence nationale des universités, en présence des cadres de l’administration centrale, des présidents des conférences régionales, des directeurs des établissements universitaires, des directeurs des organismes nationaux, ainsi que des représentants des étudiants et des partenaires sociaux du secteur.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre a affirmé que l’université algérienne est entrée dans une nouvelle phase, placée sous le signe de l’université intelligente, de l’université entrepreneuriale et de l’université productrice de connaissances et de richesses, en concrétisation des orientations de M. le Président de la République visant à construire une économie fondée sur la connaissance et à renforcer la souveraineté scientifique et technologique.
Au cours de cette rencontre, la feuille de route relative à la nouvelle année universitaire a été présentée. Elle comprend plusieurs projets structurants, parmi lesquels :
• Le lancement du parcours pédagogique personnalisé de l’étudiant, appuyé par les technologies de l’intelligence artificielle, à travers la mise en place d’un assistant intelligent qui accompagnera l’étudiant dans le choix de ses unités d’enseignement, en fonction de ses compétences, de ses aptitudes, ainsi que de ses objectifs académiques et professionnels, permettant ainsi de construire un parcours de formation adapté à ses ambitions et à ses capacités.
• Le développement d’un modèle linguistique intelligent (LLM) au profit de l’enseignant universitaire, lui permettant de préparer automatiquement des exercices et des activités pédagogiques, ainsi que le recours aux technologies de l’intelligence artificielle pour l’évaluation des réponses des étudiants, contribuant ainsi à améliorer la qualité de la formation et à suivre les pratiques pédagogiques les plus récentes.
• Dans le cadre du renforcement du rôle économique de l’université, le ministre a annoncé que le secteur ambitionne de mettre sur le marché national cinq mille (5 000) produits algériens innovants à l’horizon 2030, sous le slogan « Made in Algeria », chaque produit devant donner lieu à la création d’une startup, d’une micro-entreprise ou d’une entreprise dérivée (Spin-off), faisant ainsi de l’université un espace de production, d’innovation et de création de richesses.
• La deuxième édition du programme « Proto Market » a également été annoncée. Elle sera consacrée au soutien à la réalisation de prototypes technologiques, avec l’octroi de financements allant de un million (1 000 000) à deux millions (2 000 000) de dinars algériens au profit des étudiants, afin de finaliser leurs prototypes et de leur permettre d’obtenir le label « Startup ».
• Dans le domaine du financement des projets innovants, le ministre a confirmé la création de la première société d’investissement en capital-risque au niveau de l’Université d’Alger 3, ainsi que le lancement du premier Fonds commun de placement à risque (FCPR) en Algérie, avec la perspective de créer quatre fonds supplémentaires avant la fin de l’année, afin de mettre en place des mécanismes de financement durables au profit des projets étudiants innovants.
• Le ministre a également souligné que les universités algériennes s’engagent, pour la première fois, dans une démarche d’obtention de la certification internationale de qualité ISO 9001:2015. Cinq établissements universitaires ont déjà obtenu cette certification dans les domaines de la formation et de la recherche scientifique, témoignant de l’engagement du secteur en faveur de la culture de la qualité et de l’amélioration continue.
• Dans le domaine de l’ouverture internationale, le ministre a appelé à redoubler d’efforts afin d’améliorer la visibilité des universités algériennes dans les classements internationaux, au regard des résultats positifs enregistrés ces dernières années, et à renforcer leur présence scientifique et académique à l’échelle internationale.
• Le bilan du programme de jumelage universitaire a également été présenté, avec un total de 77 accords de jumelage, ainsi que les résultats encourageants de la plateforme « Study in Algeria », qui a attiré 1 500 nouveaux étudiants internationaux issus de 34 pays, contribuant ainsi au rayonnement de l’université algérienne et à la génération de recettes importantes en devises au profit de l’économie nationale.
• Dans le domaine des services universitaires, des progrès significatifs ont été enregistrés dans l’amélioration des conditions d’hébergement des étudiants, avec la rénovation de 2 283 chambres sur un total de 3 283, ainsi que la réalisation d’économies financières estimées à plusieurs milliards de dinars par mois depuis avril, grâce à la numérisation des services de restauration. Cette démarche s’est directement traduite par une rationalisation des dépenses, une amélioration de la qualité des repas et une meilleure qualité des services d’hébergement destinés aux étudiants.