activités ministérielles

ProtoMarket 2 : financement de 937 projets innovants pour renforcer l’innovation et l’entrepreneuriat en milieu universitaire

Dans une nouvelle étape visant à promouvoir l’innovation et à ancrer la culture entrepreneuriale en milieu universitaire, la délibération finale de la deuxième édition du défi national « ProtoMarket 2 » a abouti à la sélection de 937 projets innovants pour bénéficier d’un financement, sur un total de 2 110 projets candidats déposés via la plateforme nationale. L’enveloppe financière globale s’élève à 1 188 400 000 dinars algériens, soit un financement moyen estimé à environ 1,27 million de dinars algériens par projet.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique visant à valoriser le potentiel d’innovation des étudiants, des diplômés et des doctorants, et à les accompagner dans la concrétisation de leurs idées créatives et leur transformation en prototypes susceptibles d’être développés, commercialisés et valorisés sur le plan économique. Elle vise également à renforcer la valeur technologique des produits issus de l’université et à encourager la création de start-up, contribuant ainsi à transformer les connaissances et les résultats de la recherche scientifique en projets économiques innovants, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la création de richesse et le développement national.
À l’échelle régionale, les projets sélectionnés se répartissent entre les trois régions du pays. La région Est arrive en tête avec 333 projets, suivie de la région Centre avec 317 projets, puis de la région Ouest avec 287 projets. Cette répartition témoigne de l’élargissement de la participation et du dynamisme croissant de l’innovation et de l’entrepreneuriat au sein des différents établissements nationaux d’enseignement supérieur. Elle met également en évidence la diversité de l’écosystème d’innovation universitaire et la multiplication des initiatives visant à transformer les idées créatives en projets à valeur économique et technologique.
Sur le plan des domaines technologiques, les projets sélectionnés couvrent huit grands domaines. Les applications et plateformes numériques arrivent en tête avec 314 projets, suivies des applications et plateformes fondées sur l’intelligence artificielle avec 171 projets, puis des équipements et dispositifs électroniques avec 146 projets, et des solutions connectées et de l’Internet des objets avec 136 projets.
Les projets retenus couvrent également les produits biologiques et alimentaires, les matériaux, la chimie et les produits manufacturés, les produits pharmaceutiques, cosmétiques et de santé, ainsi que les services et la formation.
Cette diversité illustre l’élargissement des perspectives d’innovation en milieu universitaire et la multiplicité des domaines dans lesquels les compétences universitaires mobilisent leurs connaissances scientifiques et leur expertise technique pour développer des solutions innovantes répondant aux besoins économiques et sociaux. Elle renforce également les possibilités de valorisation technologique et de concrétisation économique des idées et des projets prometteurs.
En matière d’encadrement et d’accompagnement, les résultats concernent 98 établissements universitaires sur les 117 incubateurs universitaires ciblés. Ce chiffre témoigne de l’étendue du recours aux dispositifs de soutien et d’accompagnement destinés aux projets innovants, ainsi que du renforcement des perspectives de passage de l’idée à sa concrétisation.
Ces résultats confirment le rôle central des incubateurs universitaires, en tant qu’espaces stratégiques dédiés à l’accueil des initiatives innovantes, à l’accompagnement des porteurs de projets à chaque étape de leur développement et à l’amélioration de leur niveau de maturité technologique, jusqu’à la réalisation de prototypes susceptibles d’être valorisés économiquement et commercialisés.
Cette dynamique traduit l’orientation de l’université algérienne vers l’ancrage d’une culture de l’innovation et de l’initiative, ainsi que vers le renforcement de la complémentarité entre la formation, la recherche scientifique et les exigences du développement économique et social. Elle illustre également sa volonté de transformer le savoir et la créativité en valeur ajoutée, en encourageant la création de start-up, en soutenant une économie fondée sur la connaissance et la technologie, et en contribuant à la création de richesse et à la réalisation d’un développement national durable.
Pour rappel, ProtoMarket est un mécanisme national destiné à soutenir et à financer la concrétisation des idées innovantes sous forme de prototypes, en vue de leur développement ultérieur en produits pouvant être fabriqués et commercialisés. Il contribue ainsi à renforcer les possibilités de valorisation des innovations universitaires et leur transformation en projets à valeur économique, tout en favorisant la création de start-up et l’ancrage de la culture entrepreneuriale en milieu universitaire.