activités ministérielles

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique préside une séance de travail consacrée à la mobilisation des financements nationaux et au développement des infrastructures de calcul haute performance et d’intelligence artificielle

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a présidé, ce lundi 19 octobre 2026, au siège du ministère, une séance de travail avec des représentants de plusieurs entreprises économiques. Cette rencontre a été consacrée à l’examen des moyens de mobiliser les financements nationaux et de coordonner les efforts en vue de développer les infrastructures de calcul haute performance et de renforcer les capacités de recherche scientifique et d’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle.

La réunion a souligné la nécessité d’élaborer un programme national intégré à l’horizon 2030, articulé autour de quatre objectifs stratégiques complémentaires :

Premièrement : mobiliser les ressources financières nécessaires, avec la contribution des entreprises économiques publiques et privées, pour l’acquisition d’unités de traitement graphique (GPU). Cette démarche vise à renforcer les capacités de l’Algérie en matière de calcul avancé et à mettre à la disposition des chercheurs et des ingénieurs les moyens techniques indispensables au développement de solutions innovantes.

Deuxièmement : orienter les financements et les efforts de recherche vers la satisfaction des besoins économiques et technologiques du pays, renforcer les liens entre la recherche scientifique et son environnement économique, et favoriser la valorisation des résultats de la recherche par leur transformation en solutions concrètes, en produits et en services à valeur ajoutée.

Troisièmement : renforcer les capacités scientifiques et techniques du centre spécialisé dans l’intelligence artificielle et les données, afin de lui permettre de jouer un rôle central dans le développement de la recherche avancée, la production de connaissances et l’accompagnement des mutations technologiques mondiales.

Quatrièmement : attirer des compétences scientifiques et technologiques de haut niveau, nationales et internationales, en accordant une attention particulière aux compétences algériennes établies à l’étranger. Cet objectif sera poursuivi à travers la mise en place de mécanismes de recrutement attractifs, offrant un environnement de recherche moderne, des conditions professionnelles stimulantes et des rémunérations compétitives, conformément à la législation en vigueur.

Dans ce contexte, les participants ont convenu de mettre en place un cadre de travail conjoint réunissant des représentants des entreprises économiques, de la Commission nationale chargée de la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle et des organismes publics concernés. Ce cadre sera chargé d’élaborer une feuille de route opérationnelle à l’horizon 2030, comprenant l’identification des besoins et des priorités, la définition des mécanismes de financement et des contributions des partenaires, la détermination des étapes et des échéances de mise en œuvre, ainsi que l’adoption d’indicateurs précis permettant de mesurer les réalisations et d’évaluer les retombées scientifiques, économiques et technologiques.

Cette orientation traduit une vision stratégique selon laquelle l’investissement dans l’intelligence artificielle constitue un investissement dans le savoir, les ressources humaines et les capacités nationales d’innovation, et ne saurait se limiter à l’acquisition d’équipements et de technologies. Elle souligne également que la construction d’un écosystème national intégré dans ce domaine relève d’une responsabilité partagée, nécessitant la convergence des efforts des différents secteurs et des entreprises économiques, ainsi que la mobilisation des compétences nationales et leur engagement dans des projets ayant des retombées scientifiques, économiques et technologiques tangibles.

Cette démarche vise à renforcer la souveraineté technologique de l’Algérie, à consolider l’économie du savoir et à faire de la recherche scientifique et de l’innovation des leviers essentiels du développement durable et du soutien à l’économie nationale.