Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a effectué, dans la matinée de ce samedi 5 septembre 2026, une visite de terrain à l’Université «M’Hamed Bougara» de Boumerdès, afin de s’enquérir du niveau de préparation des facultés de médecine, des sciences et des sciences de l’ingénieur en prévision de la rentrée universitaire 2026-2027, ainsi que d’examiner les conditions d’accueil et d’enseignement et évaluer le niveau de disponibilité des infrastructures et des équipements répondant aux exigences d’une université moderne et intelligente.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre du Plan stratégique de développement de l’université algérienne 2024-2029, à travers sa traduction en projets et programmes concrets, renforçant ainsi le rôle de l’établissement universitaire en tant que partenaire essentiel dans la réalisation des objectifs du développement national.
Au cours de la visite, le ministre a donné un ensemble d’instructions visant à améliorer les conditions d’enseignement et d’accueil, à moderniser les infrastructures universitaires conformément aux exigences de l’Université 4.0, fondée sur la digitalisation, l’innovation et l’intelligence artificielle, et à mieux adapter les formations aux besoins de l’économie nationale.
Au niveau de la faculté de médecine, le ministre a instruit de procéder à la modernisation et à l’aménagement des espaces pédagogiques, à l’amélioration des accès à la faculté et de son environnement extérieur, ainsi qu’à l’équipement des salles, des espaces pédagogiques et des différents services, tout en intégrant les solutions susceptibles de moderniser et de digitaliser les services et d’améliorer la qualité de l’accueil et de l’orientation des étudiants.
S’agissant de la faculté des sciences, le ministre a insisté sur la nécessité d’améliorer son cadre général, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et de valoriser l’environnement universitaire à travers l’aménagement des espaces afin de les rendre plus organisés, attractifs et adaptés aux besoins des étudiants et des enseignants.
Concernant la faculté des sciences de l’ingénieur, le ministre a instruit de développer et de créer de nouvelles formations dans les domaines de l’ingénierie et des technologies, notamment celles liées aux industries légères et aux technologies de pointe, telles que la microélectronique et les microprocesseurs (Microchips), la mécatronique et l’ingénierie matérielle (Computer Hardware), ainsi que les systèmes embarqués, l’automatisation et les technologies industrielles modernes.
Le ministre a également appelé le recteur à engager la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle au niveau de l’université, à travers le développement de formations spécialisées, l’encouragement de la recherche et de l’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle et l’exploitation de ses applications pour améliorer les performances pédagogiques et administratives ainsi que les services universitaires, renforçant ainsi la préparation de l’université à la transformation numérique et technologique.
Le ministre a, par ailleurs, confirmé la nécessité de prolonger les horaires d’ouverture et d’exploitation des infrastructures universitaires jusqu’à 22h00, afin d’optimiser l’utilisation des infrastructures et des équipements et de permettre aux étudiants de disposer d’espaces supplémentaires pour la révision, la réalisation de projets, la recherche et l’innovation, dans le cadre d’une organisation garantissant le bon fonctionnement du service universitaire.
Dans un autre volet, le ministre a insisté sur le renforcement de l’accompagnement des étudiants vers l’insertion professionnelle et l’entrepreneuriat, à travers le développement de la formation à l’entrepreneuriat, l’incubation et l’accompagnement des projets, ainsi que la transformation des idées et des innovations en projets économiques concrets et viables. Cette démarche vise à permettre à l’étudiant de passer du statut de demandeur d’emploi à celui de créateur de sa propre opportunité professionnelle, tout en contribuant à la création de richesses et d’emplois.
Ces orientations s’inscrivent dans une vision intégrée faisant de l’Université 4.0 une université créatrice de compétences, d’innovation, d’emplois et de richesse, un levier de mise en œuvre du Plan stratégique de développement 2024-2029, ainsi qu’un espace de concrétisation de la transformation numérique et de l’intelligence artificielle au service de l’économie nationale.