Dans le cadre de la stratégie adoptée par l’État visant à transformer les résultats de la recherche scientifique en projets économiques productifs, contribuant ainsi au renforcement de l’économie nationale et au soutien de la souveraineté alimentaire, une réunion de coordination s’est tenue aujourd’hui, 11 mars 2026, au siège du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche.
Cette rencontre a réuni le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, et le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, M. Yacine Oualid. Elle a été consacrée au lancement de deux projets stratégiques illustrant le partenariat entre les institutions de recherche scientifique et les entreprises économiques.
Le premier projet concerne la création d’une unité de production de plants par la technique de culture in vitro, avec une capacité de production pouvant atteindre 10 millions de plants par an. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre le Centre de recherche en biotechnologie de la wilaya de Constantine, spécialisé dans la culture de tissus végétaux, et l’Entreprise de développement des cultures stratégiques.
Dans une première phase, l’unité produira des plants de bananier, avec la possibilité d’élargir l’activité à d’autres espèces végétales à l’avenir.
Ce projet devrait contribuer à réduire les importations et à développer les cultures stratégiques, sachant que les importations de bananes coûtent à l’Algérie près de 300 millions de dollars par an.
Le projet s’accompagnera également d’un plan d’action visant à mettre à disposition plus de 4 700 hectares de terres agricoles au profit des agriculteurs souhaitant investir dans la culture du bananier, notamment dans les régions où les conditions de production sont favorables.
Le second projet concerne la création d’une entreprise spécialisée dans la production de semences, notamment les semences de maïs grain et les semences hybrides de légumes, en s’appuyant sur les résultats de la recherche scientifique obtenus par les chercheurs de l’Université de Tiaret.
Ce projet vise à développer des semences locales adaptées aux conditions climatiques nationales, afin de renforcer la production agricole et de réduire la dépendance aux importations.