activités ministérielles

La Commission des finances de l’assemblée populaire nationale auditionne M. Kamel Baddari dans le cadre de l’examen du projet de loi de règlement budgétaire 2023

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a pris part, ce 16 février 2026, au siège de l’Assemblée populaire nationale, à la réunion consacrée à l’étude du projet de loi de règlement budgétaire pour l’exercice 2023, sous la présidence du député M. Mohamed Ben Hachem.

En ouverture de séance, le président de la commission a souligné que l’examen du projet de loi de règlement budgétaire 2023 constitue une étape essentielle pour évaluer la performance financière du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, dans un esprit de transparence et de responsabilité.

Dans ce contexte, M. Ben Hachem a insisté sur l’ampleur des responsabilités incombant au secteur, notamment en matière de stabilité de l’encadrement humain, d’amélioration des conditions des étudiants, de suivi des projets d’investissement et de développement des infrastructures pédagogiques. Il a affirmé que l’objectif fondamental demeure la bonne gestion des ressources financières et l’équilibre entre les engagements pris et les réalisations effectives, au service des étudiants, de la communauté universitaire et du développement de la recherche scientifique.

De son côté, le ministre a précisé que l’élaboration du budget 2023 s’est inscrite dans le cadre des orientations des pouvoirs publics relatives à la rationalisation des dépenses publiques, compte tenu du contexte économique, avec l’introduction, pour la première fois, de l’exécution budgétaire par programmes. Il a présenté plusieurs indicateurs, dont les principaux sont :

  • Autorisations d’engagement allouées : 570 896 651 000,00 DA
  • Autorisations d’engagement consommées : 511 758 460 445,84 DA (taux de consommation : 89,64 %)
  • Crédits de paiement alloués : 613 696 651 000,00 DA
  • Crédits de paiement engagés : 511 766 051 568,81 DA (83,39 %)
  • Crédits de paiement consommés : 511 758 460 445,89 DA (83,39 %)

Au cours des débats, les députés ont soulevé plusieurs préoccupations majeures, notamment :

  • Le suivi de l’exécution financière et l’efficacité de la dépense publique, ainsi que la réduction de l’écart entre les crédits alloués et ceux effectivement consommés.
  • L’examen du taux de consommation des crédits de paiement dédiés aux projets d’infrastructures universitaires et l’évaluation de leur rendement réel.
  • L’évaluation de l’impact de la politique de numérisation sur la réduction des dépenses administratives et la réaffectation des économies réalisées au soutien de la recherche scientifique.
  • L’orientation de la recherche scientifique appliquée vers les priorités stratégiques nationales, notamment la sécurité alimentaire, hydrique et culturelle.
  • Le renforcement de la visibilité des universités algériennes à l’international et la consolidation de leur positionnement académique.
  • La concrétisation du concept d’université productive et le lien entre formation, entrepreneuriat, start-up et économie nationale.
  • Le suivi des brevets d’invention et leur passage effectif à la phase de production et d’exploitation économique.
  • La restructuration du soutien aux services universitaires, avec l’étude d’un passage progressif de l’aide en nature vers une aide monétaire afin de rationaliser les dépenses.
  • La maîtrise des dépenses de fonctionnement dans le cadre de la rationalisation des ressources publiques.
  • La levée du gel de certains projets d’investissement et l’accélération de leur réalisation.
  • Le renforcement de l’insertion professionnelle des diplômés universitaires et l’encouragement de leur accès à l’entrepreneuriat.
  • L’amélioration de la situation des résidences universitaires en matière de réhabilitation, de rééquipement, de conditions d’hébergement et de services.
  • L’accélération de la réalisation des infrastructures pédagogiques connaissant une forte pression en matière de capacité d’accueil.
  • L’extension du réseau de l’Université de la formation continue et l’ouverture progressive et structurée de nouveaux centres.