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M. Tahar Hadjar en visite de travail en France

Le Pr. Tahar Hadjar,  Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a effectué, les 25 et 26 janvier 2017,  une visite de travail en France à l'invitation de son homologue Française,  Mme Nadjat Vallaud Belkacem, Ministre  de l'Education nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, avec laquelle il a co-présidé les travaux de la 4ème conférence algéro-française de l'enseignement supérieur et de la recherche, qui  a porté  sur les défis du numérique.

Lors de son allocution prononcée à l'occasion de la tenue, à Paris, de la 4e conférence algéro-française de l'enseignement supérieur et de la recherche, M. Tahar Hadjar  a précisé que "Le numérique se pose actuellement en véritable solution pour l'enseignement supérieur pour appréhender les aléas de la massification, le développement de nouvelles générations d'infrastructures numériques, pour rendre l'enseignement supérieur accessible à une plus grande majorité", ajoutant qu'il est également une solution pour relever le défi de la qualité des contenus de formation afin de les adapter aux besoins des économies.

Il a cité, à cet effet, les formations qui disposent de "hautes compétences" scientifiques, techniques et managériales, à "haute" finalité d'employabilité, "capables, a-t-il dit, de garantir l'insertion professionnelle des diplômés en faisant preuve d'adaptabilité et de réactivité".

L'objectif de la conférence, qui a pour thème "Le défi du numérique", est à la fois, a-t-il expliqué, de "croiser nos expériences sur les problématiques partagées et d'identifier à travers les différentes tables rondes, les actions conjointes à mener pour comprendre les pratiques actuelles et de nous projeter dans le futur pour anticiper l'analyse et la maîtrise des plus grands enjeux de l'enseignement supérieur à l'ère du numérique".

Le ministre a souligné que la place du numérique dans les universités est "plus que jamais une grande priorité actuelle de l'Algérie", notant que ce défi est "important" et "incontournable" afin de "faire face aux exigences de la modernisation de l'appropriation des outils et stratégies de pilotage de l'enseignement, de la recherche et de la gouvernance mais aussi et surtout pour faire face au défi de la massification".

Il a indiqué que l'université algérienne, qui accueille actuellement plus de 1.600.000 d'étudiants, "aura à prendre en charge, à l'horizon 2035, plus de 3 millions d'étudiants", faisant constater que les ressources de l'enseignement à distance et les campus numériques sont pour l'Algérie "une alternative incontournable pour faire face à tous ces défis".

Le ministre n'a pas manqué de relever que malgré les investissements "importants" consentis par le gouvernement, "des efforts restent encore à déployer pour une meilleure exploitation de ces investissements, notamment en matière de renforcement de la formation des enseignants et leur encouragement à l'usage des technologies de l'information et de la communication à une large échelle afin de répondre aux effectifs sans cesse croissants d'année en année".

 Pour sa part, son homologue française, Nadjat Vallaud-Belkacem, a indiqué que la 4e conférence, qui regroupe notamment les recteurs d'universités des deux pays, a la vocation de réfléchir sur le développement du numérique, son utilisation dans la perspective du futur et des métiers du futur, exprimant sa satisfaction que les deux parties puissent discuter sur ce sujet ‘‘de façon confrontée'‘.

Il est à noter que plus d'une vingtaine de recteurs des universités algériennes et de directeurs centraux du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont pris part à cette conférence qui  s'est articulée autour des enjeux et perspectives du numérique sur les organisations et métiers des établissements de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique  en France et en Algérie.

En marge des travaux, un accord de coopération entre les universités de Béjaïa et de Lyon 3 a été signé. Il prévoit la mobilité des chercheurs, des cadres administratifs et techniques des deux côtés mais aussi des étudiants.

A travers cet accord, les deux universités devront animer en commun des manifestations scientifiques et monter des projets innovants, notamment en ce qui concerne les filières et disciplines des sciences humaines et sociales.

- Au total 834 conventions de partenariat et d'échange ont été signées entre les établissements algériens et français et 5.765 déplacements d'enseignants et de cadres des établissements algériens vers les établissements français ont été enregistrés en 2015 et 2016.

Ces chiffres communiqués par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, à l'occasion de la tenue à Paris de la 4e conférence algéro-française sur l'enseignement supérieur et la recherche, dont les travaux ont été clôturés jeudi, montrent en quelque sorte la densité des échanges dans le secteur des études supérieures.

Poursuivant sa visite, M. Hadjar  a visité dans la matinée de mercredi, l'Université de la Sorbonne où il a reçu son diplôme de docteur d'Etat en sciences sociales qu'il avait obtenu le 23 janvier 1987. Il a eu également des entretiens avec son homologue française et dans l'après-midi, avec la présidente du Conseil régional d'Ile de France, Valérie Pécresse.

Avant d'achever sa visite de travail de deux jours en France, le ministre a effectué jeudi 26 janvier 2017 une visite à l'Institut universitaire de technologie (UIT) de Cachan (Ile de France, Val-de-Marne), créé en 1968. L'IUT de Cachan est spécialisé dans le génie électrique, informatique industrielle et génie mécanique et productique.