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visite au Centre de développement des technologies avancées (CDTA)

Le Pr. Chems Eddine Chitour Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche en compagnie du Ministre de l’Industrie et des Mines, M. Ferhat Aït Ali Braham, a effectué lundi 05 avril 2020 une visite de travail au Centre de développement des technologies avancées (CDTA) sis-  Baba Hassen (W. Alger). Une visite qui s’inscrit dans le cadre de la contribution du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à l’effort national de lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19).

S’exprimant lors d’un point de presse, les deux ministres étaient unanimes sur l’importance d’encourager les compétences nationales pour la fabrication locale de divers produits, matériels et appareils scientifiques, pour le contexte sanitaire actuel et d’aprèsA ce propos M. Chitour a souligné « que dès la parution de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19en Algérie, "des initiatives n’ont cessé de se multiplier au niveau de nos universités, faisant preuve d’imagination et utilisant les moyens de bord, pour fabriquer certains produits nécessaires à la prévention et à la lutte contre ce fléau sanitaire" et pour "répondre aux besoins socioéconomiques, particulièrement, en temps de crise".

M. Chitour a tenu à rappeler que l’université est un "gigantesque incubateur" qui a vocation à "former des créateurs de richesse", tout en soulignant que "ce sont des dizaines de milliers de start-up et de micro entreprises qui prendront en charge les besoins du pays". Soulignant par ailleurs,  l’importance d’une "étroite coordination avec les différents secteurs, notamment ceux de la Santé et de l’Industrie", le ministre a indiqué par ailleurs que "nous avons les moyens intellectuels" pour créer et fabriquer le matériel scientifique jusque-là importé et pour assurer une "autosuffisance".

Il a cité, dans le même contexte, la mise en place de laboratoires de dépistage du Covid-19 au niveau du Centre de recherche en Biotechnologie et des universités de Tizi-Ouzou, Chlef, Tlemcen, Bejaia, El-Tarf, Béchar et Batna, précisant que "l’Algérie recèle de potentialités qui ne demandent qu’à s’exprimer surtout qu’il y a des défis à relever".

Toujours dans ce cadre M. Chitour a indiqué que  "L’université algérienne va fabriquer ses équipements, produire ses réactifs chimiques et économiser des gains qui se chiffreront en millions de dollars", souhaitant que "les efforts conjugués et les collaborations intersectorielles viendront soutenir cette dynamique pour permettre le passage de l’expertise universitaire et des produits de la recherche vers la phase de production et de commercialisation".

De son côté M. Aït Ali Braham a rappelé que suite à la parution du Covid-19 en Algérie, un appel a été lancé  aux compétences scientifiques au niveau des universités algériennes pour la fabrication, entre autres, de gels désinfectants, masques, combinaisons, dispositif de consultations à distance, respirateurs artificiels et tests de dépistages, soulignant avoir constaté des "avancées considérables. Une des raisons pour laquelle il y a nécessité,  d’une plus grande coopération et d'une étroite coordination entre le secteur de la Recherche scientifique et de l’Industrie et de compter sur nos compétences pour la fabrication locale de ces produits et réduire, par conséquent, leur importation des pays étrangers". Et d’ajouter que "Le domaine médical est stratégique. J’encourage l’investissement dans ce domaine, pour le contexte sanitaire actuel et surtout pour après Covid-19", a indiqué M. Aït Ali Braham.