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Assemblée Populaire Nationale : M. Hadjar répond aux députés

Lors de la séance plénière consacrée aux questions orales à l'Assemblée Populaire Nationale (APN), le jeudi 14 décembre 2017, et répondant à une question d'un député relative à la réduction du nombre  de choix  des filières ,   Le Pr. Tahar Hadjar Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique affirmé que 84% des bacheliers ont pu obtenir leur premier choix lors des opérations d'inscription à l'université. «Plus de 80% des nouveaux bacheliers inscrits à l'université sont orientés selon leur premier choix»), ajoutant que «la réduction du nombre de choix qui passe de 10 à 4 tend à respecter leurs vœux».

Pour M. le ministre, ce système a prouvé son efficacité. Il a souligné que le nombre de demandes de transferts a baissé. «Cette année, elles étaient de 19.786 demandes contre 120.000 en 2016 et 150.000 en 2015. Sur les 19.786 demandes, plus de 8.000 ne remplissaient pas les conditions», a-t-il précisé.

Il a expliqué que les moyennes pour l'inscription dans chaque filière sont calculées par un logiciel qui les fixe selon le nombre de demandes et de postes pédagogiques existants. Il a évoqué l'exemple de la médecine. Selon lui, l'opération d'inscription dans cette filière fortement demandée par les bacheliers ne dépend pas de la moyenne obtenue au bac, mais aussi et surtout les places pédagogiques au niveau des hôpitaux. Car «à partir de la 4e année, les étudiants vont devoir poursuivre leurs études au niveau des hôpitaux. C'est important pour nous de connaître les capacités d'accueil qui existent au niveau de ces enceintes hospitalières, pour pouvoir permettre à nos étudiants de se perfectionner dans les meilleures conditions pédagogiques», a-t-il souligné.

Evoquant toujours les transferts, le ministre a indiqué que son département avait donné l'avis favorable à plus de 1.200 demandes émanant d'étudiants en médecine. Il a ajouté qu'il a été enregistré 8.649 demandes de changement de filière et recensé 2.199 demandes de transferts inter régions. Quant aux transferts internes, le nombre avoisinait les 6.575

Par ailleurs M. Tahar Hadjar a, démenti l'existence de cas d'étudiants universitaires, qui bien que réunissant toutes les conditions nécessaires,  ont été privés de s'inscrire dans certaines spécialités, affirmant, à ce sujet, que le seul cas où des étudiants se sont vu refuser l'accès à une spécialité, c'est pour l'Ecole supérieure des enseignants (ENS) dont les places sont fixées selon les besoins du ministère de l'Education nationale.

C'est le même cas pour les transferts qui sont considérés comme de nouvelles inscriptions, a-t-il ajouté.  «Depuis 25 ans, aucun étudiant n'a été lésé dans son inscription. Je défie quiconque de me ramener les preuves qui démontrent le contraire de ce que je dis. Pour nous, c'est simple, la moyenne du bac sanctionne le passé et non l'avenir», a-t-il clamé.