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M. Tahar Hadjar répond aux questions des membres du Conseil de la Nation

Lors de la séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales le jeudi 12 avril 2018 et en réponse à la question de M. Abdelkader Chenini, sur l'inexistence d'une spécialité universitaire "intelligence économique", le Pr. Tahar Hadjar le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique a fait savoir que "l'année prochaine verra l'ouverture d'une nouvelle école nationale du numérique et de l'intelligence économique et industrielle".

M. Hadjar a précisé que l'intelligence économique constitue l'un des axes d'intérêt de son secteur notamment en termes de veille économique, de prospection et d'efficacité économique de l'Etat.Il rappelé, dans ce cadre, les formations dispensées par l'Université de la formation continue (UFC) durant les années universitaires (2007-2008) et (2008-2009) dans la spécialité de l'intelligence économique au profit d'un nombre de cadres de l'Etat et de directeurs généraux d'institutions étatiques.

"L'UFC avait lancé, à partir de l'année universitaire 2010-2011, trois promotions en intelligence économique à l'université d'Oran et nombre de cadres spécialisés ont été diplômés", a indiqué M. Hadjar.

Le ministre a évoqué, dans le même sillage, une offre de formation sur l'administration électronique (e-administration) homologuée durant l'année universitaire (2017-2018) à l'université de Sétif 2 ainsi que des projets de formation proposés par des établissements universitaires sur les banques économiques et l'économie numérique au titre de la prochaine année universitaire et devant être homologués par la Commission nationale d'habilitation (CNH)".

Il a appelé, dans ce cadre, tous les secteurs à contribuer, chacun dans son domaine, pour doter le pays d'un système de prévention pour la protection de l'économie nationale et l'accès à l'économie du savoir'".

Répondant à une autre question sur la nécessité d'ouvrir de nouvelles spécialités au centre universitaire d'Illizi posée par le membre du Conseil. Abbas Bouamama, le ministre a rappelé "les efforts consentis par l'Etat pour le développement du secteur de l'enseignement supérieur et le renforcement des différentes régions du pays en pôles universitaires".

Dans ce cadre, M. Hadjar a précisé que "l'ouverture de nouvelles spécialités n'est pas du ressort de la tutelle mais fait suite à la demande de la base, c'est à dire de l'université qui l'initie en fonction de ses capacités", ajoutant que "cela passe par des conditions contenues dans le cahier des charges à réunir et sa validation par les Commissions régionale et nationale et enfin l'approbation du ministre".