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M. Hadjar préside les travaux de la conférence nationale des universités

Le Pr. Tahar Hadjar Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a présidé le jeudi 20 décembre 2018 au niveau du Cercle national de l'armée, l'ouverture des  travaux de la conférence nationale des universités, coïncidant avec la tenue des travaux du Conseil national pour l'évaluation de la recherche scientifique et le développement technologique. Lors de son intervention M. Le Ministre a mis l'accent, sur la nécessaire diversification des offres de formation en vue de conforter l'ouverture des établissements d'enseignement supérieur sur leur environnement et faciliter l'insertion professionnelle de leurs diplômés en indiquant que , "La révision de la carte de formations a pour objectif d'adapter les offres de formation, les programmes de recherche et d'innovation aux politiques du développement économique, facilitant ainsi l'insertion professionnelle des diplômés",

Abordant la rentrée universitaire 2018-2019, M. Hadjar a relevé qu'elle avait connu "un accès plus large à certaines branches avec des moyennes revues à la baisse à l'instar de l'architecture, et le gel d'autres formations dans les deux cycles de Licence et de Master, à l'exception de quelques cas justifiées".

Le ministre a rappelé que le secteur avait reçu cette année 255.500 nouveaux bacheliers, se félicitant, par la même occasion, du "bon déroulement" des opérations d'orientation et d'inscription qui ont permis d'accorder le premier vœu à 74% des étudiants. Quant à la formation en Master, le ministre a précisé que l'utilisation du programme informatique "Progres" s'est limitée cette année à la réception des candidatures à travers la plateforme numérique, expliquant que le traitement et l'étude des dossiers ont eu lieu au niveau des universités concernées, lesquelles ont connu, a-t-il poursuivi, "certes quelques ambiguïtés, mais ont permis l'inscription de 204.800 étudiants répertoriés sur plus de 3730 cursus de formation."S'agissant du doctorat, le ministre a fait savoir que les opérations de candidature, à travers la plateforme numérique, ont été globalement "fluide", faisant état de plus de 6380 étudiants inscrits répartis sur 719 offres de formation, en sus de 3.000 autres en formation résidentielle (médecine, pharmacie, et chirurgie dentaire).

Au volet structures d'accueil, M. Hadjar a rappelé que son secteur avait réceptionné 53.200 places, sur 67.500 attendues, indiquant que les capacités d'accueil s'élevaient ainsi à 1.438.000 places pédagogiques .Quant aux capacités d'hébergement, le secteur de l'enseignement supérieur avait réceptionné 23.344 nouveaux lits, sur 45.550 attendus, portant la capacité d'hébergement totale à 607.000 lits.

Pour ce qui est de la recherche scientifique, Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique,  a annoncé,  l'ouverture de "81 nouveaux laboratoires de recherche et la dissolution de 72 autres en raison de dysfonctionnements et de lacunes ayant marqué leurs travaux et résultats".

En indiquant que "La décision d'ouverture de ces laboratoires et la fermeture d'autres a été prise suite à une opération d'évaluation globale des laboratoires de recherches durant trois (03) ans. Cette opération d'évaluation a permis de relever plusieurs lacunes et dysfonctionnements et a abouti à la dissolution de 72 laboratoires de recherche universitaire ne répondant pas aux normes adoptées en la matière".L'évaluation s'inscrit, a-t-il précisé, dans le cadre "des travaux préparatifs visant l'application des programmes de recherche conformément à la loi d'orientation sur la recherche scientifique et le développement technologique dont les dispositions ne permettent pas l'existence d'instances non productives".

M. Hadjar a souligné, dans ce sens, la nécessité "d'accorder d'avantage d'intérêt aux travaux d'évaluation périodique des activités de recherche et leurs résultats afin de renforcer la vulgarisation scientifique, ainsi que les activités en relation avec la rationalisation des ressources financières". Par ailleurs, le premier responsable du secteur a appelé les recteurs à "aplanir les difficultés entravant les doctorants ayant rempli toutes les conditions fixées par la réglementation en vigueur, de soutenir leurs thèses".