Activités de Monsieur le Ministre le Professeur TAHAR Hadjar
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M. Hadjar préside les travaux de la conférence nationale des universités

Le Pr. Tahar Hadjar, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a présidé samedi, 29 juillet 2017, à la faculté des sciences médicales de Ben Aknoun, les travaux de la Conférence Nationale des Universités.

Lors de son intervention devant les chefs des établissements universitaires, le Ministre a indiqué que cette rencontre visait à "former les ressources humaines dans différentes spécialités de façon à répondre aux besoins du développement socio-économique du pays, outre l'ouverture sur les espaces régional et international".

Abordant l'opération d'inscription des nouveaux bacheliers 2017, M. Hadjar déclare qu'elle "sera marquée, par l'introduction de nouvelles mesures de qualité visant à remédier aux  insuffisances relevées dans le passé" et qu'"'en vertu du décret ministériel y afférent, le nombre de choix a été réduit de 6 à 4, dont un de type licence dispensée dans un établissement universitaire (domaine ou filière du système LMD)".

Dans ce cadre, il est à signaler que, le Secteur "a procédé à la réorganisation du calendrier des réinscriptions de manière à permettre à l'étudiant de prendre le temps nécessaire pour choisir la spécialité qu'il souhaite, tout en lui accordant la possibilité de revoir ses choix avant l'inscription définitive".

En prévision de l'important flux des étudiants, le ministre a indiqué que "leur nombre global devra dépasser 1,6 million d'étudiants, tandis que le Secteur devra réceptionner 80.000 nouvelles places pédagogiques et 49.000 lits, révisant ainsi à la hausse les capacités de réseau universitaire à plus de 1,4 million de places et 700.000 lits".

Concernant la formation des formateurs, M. Hadjar a annoncé "le renforcement de la formation en Doctorat, à travers l'ouverture de près de 5.000 postes dans différentes spécialités", soulignant qu'au début de mois d'aout prochain, une rencontre sera organisée à Bejaia encadrée par des enseignants universitaires algériens et de compétences nationales établies à étranger, avec la participation de 300 doctorants".

Abordant la question relative à la refonte du système de formation d'enseignement dans les sciences médicales, le Secrétaire Général  du MESRS, le Pr. Mohamed  Salah Eddine Seddiki, a indiqué que "La refonte du nouveau modèle d'enseignement dans les sciences médicales débutera à compter de la rentrée universitaire 2018-2019, alors que la prochaine rentrée (2017-2018) servira de préparation à cette refonte qui intervient après une réflexion de deux ans, menée par différents spécialistes et experts en la matière",

Il a précisé que cette refonte "consiste en la révision progressive des contenus de la formation, en tenant compte des nouveaux besoins en santé", mettant l'accent sur "l'enrichissement du programme de normalisation du cadre des compétences".

Cette refonte tend aussi à "impliquer davantage" le Ministère de la Santé dans la nouvelle organisation, ce qui devrait amener, a-t-il ajouté, les établissements de santé, à "travailler en réseau afin de mieux maitriser les ressources humaines et améliorer la formation". Par ailleurs, il a fait remarquer que cette refonte vise à permettre aux étudiants en sciences médicales à maîtriser les langues afin de "mieux assimiler les cours".

Des stages cliniques et une formation d'infirmier sont au programme de formation des étudiants qui disposeront notamment d'un carnet de stage, a encore expliqué M. Seddiki, soulignant que de nouveaux modules seront introduits dans le cursus des étudiants en sciences médicales.

En matière de renforcement de la formation résidentielle dans les filières de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaire, M. Tahar Hadjar  a indiqué que "plus de 3.000 postes de formation seront ouverts repartis sur les différentes spécialités de ces filières", soulignant au sujet des capacités d'encadrement pédagogique, que "2.836 postes budgétaires vacants seront affectés  dans le cadre du recrutement externe des maitres assistants pour l'exercice 2017".

Lors d'une conférence de presse en marge des travaux de la conférence nationale des universités, le ministre a indiqué que "la période des préinscriptions pour les nouveaux bacheliers s'étalera du 1 au 3 août 2017 alors que la confirmation des inscriptions aura lieu les 4 et 5 août, rappelant que l'opération coïncide avec les portes ouvertes sur les établissements d'enseignement supérieur qui s'étalent du 26 juillet au 5 août prochain".

"Le traitement des fiches de vœux est prévu du 06  au 11 août prochain et les résultats des pré-affectations seront annoncés le 11 août au soir", a ajouté M. Hadjar précisant que la phase des concours et entretiens aura lieu les 12 et 13 août prochains".

Le ministre de l'Enseignement supérieur a affirmé dans ce cadre que "la plateforme électronique dédiée aux demandes de changements autorisés sera ouverte les 5 et 6 septembre. Ces demandes seront examinées entre le 7 et 9  septembre, la période des inscriptions finales étant fixée entre le 10 et 14 septembre".

Le ministre a souligné que les "nouveaux bacheliers peuvent adresser les demandes d'hébergement à partir du 16 août prochain, date à laquelle ils seront fixés quant à leur orientation".Par ailleurs, M. Hadjar a réaffirmé que la rentrée universitaire pour les nouveaux étudiants aura lieu le 17 septembre, alors qu'elle débutera, pour les anciens, le 5 du même mois

 A une question se rapportant à la conférence nationale de réforme des œuvres universitaires  le Ministre a indiqué  que cette dernière est prévue  avant la fin de l'année en cours et verra la participation des composantes de la famille universitaire et de représentants des départements ministériels concernés afin de cristalliser "une vision de réforme complémentaire pour la révision du mode du système des œuvres  universitaires", a soutenu le ministre.

Concernant  les universités privées, M. Hadjar a affirmé que "30 personnes avaient retiré le cahier de charges dont 6 ont déposé leurs demandes", soulignant que trois pourraient obtenir un agrément, mais sous réserve".

Il a indiqué dans ce contexte que la "capacité d'accueil des trois universités ne dépassait pas 1000 étudiants" rappelant que le nombre des étudiants universitaires au niveau national est de 1,5 millions.