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3ème Conférence Internationale sur l'Hydrologie des grands bassins africains: M. Tahar Hadjar procède à l’ouverture des travaux

Le Pr. Tahar Hadjar Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a procédé, dimanche 06 mai 2018 à l'hôtel Riadh de Sidi Fredj (Alger) à l'ouverture des travaux de la 3ème Conférence Internationale sur l'Hydrologie des grands bassins africains, organisés par l'Ecole Nationale Supérieur de l'Hydraulique de Blida sous l'égide du programme MEDFRIEND de l'UNESCO.

Lors de son intervention M. Tahar Hadjar, a affirmé, que «  l'Algérie mène une stratégie fondée sur l'exploitation rationnelle des ressources hydriques, tout en assurant les besoins de la population en eau potable et ceux liés au développement économique du pays notamment du secteur agricole et industriel. » Le ministre, a par ailleurs, relevé que l'Algérie capte annuellement un volume de 7,5 milliards de M3 d'eau d'un total disponible de 12 milliards de M3 par an, ajoutant que le sud algérien dispose également d'un volume de 5 milliards de M3 d'eau de nappes phréatiques, rappelant que le pays compte 78 barrages en exploitation actuellement et 90 barrages à l'horizon 2030 avec une capacité de stockage d'environ 10 milliards de M3.

M. Hadjar également insisté sur le rôle "important" de la formation dans la gestion et préservation des ressources en eau, expliquant que son secteur consacre un "intérêt particulier" à la formation des ingénieurs et chercheurs dans ce secteur à travers des formations disponibles au niveau de 29 universités et 3 écoles supérieures spécialisées.

Par ailleurs, le directeur des études et des aménagements hydrauliques auprès du ministère des Ressources en eau, Tahar Aichaoui, a expliqué que la stratégie de l'Algérie en matière de mobilisation des ressources en eau consiste à préserver ces ressources sur les littorales à travers la réalisation des stations de dessalement d'eau, ainsi que l'exploitation des ressources des barrages pour alimenter les zones des Hauts plateaux, ce qui permet "la pérennisation et l'exploitation rationnelle des ressources hydriques".

Présent à cet évènement, le représentant de l'Unesco, Chakib Larabi, a estimé que ce genre de conférence a un impact "très positif" sur la bonne gouvernance de l'eau et sur le développement de la culture du partage et l'échange du savoir entre les pays de la région, ajoutant que la coopération et la gouvernance du secteur de l'eau constituent "une priorité" pour l'Unesco. A cet effet, il a souligné le rôle de "la diplomatie de l'eau" en tant que mécanisme de gestion des eaux transfrontalières partagées et qui s'intéresse également à l'eau comme un vecteur de dialogue inter culturel et aux sciences de l'eau en tant qu'élément de diplomatie scientifique, estimant que "l'eau doit effectivement être un facteur de rapprochement et de paix".

Il faut souligner que L'objectif de cette conférence est de mettre en exergue la volonté des chercheurs et opérateurs des secteurs de l'eau et de l'environnement de participer au progrès dans le domaine de l'eau, notamment la mise en application des résultats de recherches dans les aspects d'accroissement, de protection et de gestion des ressources en eau. Elle vise également à assurer une adéquation permanente et un équilibre durable entre les besoins en eaux et les ressources disponibles, et pour disposer d'une stratégie opérationnelle pour les décennies à venir.