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M. Hadjar répond aux questions des députés

Répandant  à une  question orale posée par un parlementaire lors d'une plénière à L'Assemblée Populaire Nationale (APN) tenue le jeudi 08 novembre 2018 et  relative à la fermeture de certains laboratoires de recherche, le Pr. Tahar Hadjar Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique  a indiqué  que "les laboratoires sont soumis à un contrôle permanant, contrôle financier effectué par la Cour des comptes, outre les mécanismes de contrôle scientifique effectué par le ministère", précisant que "la fermeture de certains laboratoires est due à leur manque de rentabilité", rappelant l'existence d'un "contrat entre le ministère et les laboratoires, en vertu duquel la fermeture intervient en cas de constat d'infructuosité.

Concernant les recherches réalisées dans le secteur, M. Hadjar a indiqué que 4000 projets avaient été réalisés et choisis, après examen des appels d'offre et des propositions soumises, précisant que "l'évaluation de ces projets a relevé l'existence de 1100 projets valorisables, dont 112 à caractère multisectoriel".

A ce propos, le ministre a estimé que le rendement des recherches réalisées au niveau économique et social ne pourrait être réalisée qu'à travers un véritable partenariat entre le système de recherche et de développement, d'une part, et le système socioéconomique, d'autre part, via la contribution des chercheurs, des industriels, des professionnels et des opérateurs économiques à la démarche nationale de développement.

En vue de concrétiser les objectifs tracés en matière de capacités scientifiques en ressources humaines visant à atteindre les normes internationales définies par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) soit 1080 chercheurs pour chaque un (1) millions d'habitants, le ministre a indiqué que des mesures avaient été prises pour le renforcement et la motivation ayant donné lieu à la mobilisation de 37.700 enseignants chercheurs dans des établissements d'enseignement supérieur et 2.315 chercheurs permanents dans des centres et unités de recherche ainsi que l'inscription de 200 chercheurs permanents dans des entreprises économiques".

Dans ce cadre, le premier responsable du secteur a indiqué que son département s'attelait à l'installation d'autres laboratoires, saluant "l'existence de laboratoires et de chercheurs au niveau de certaines entreprises économiques".

Par ailleurs, M. Hadjar a déclaré que  le nombre de chercheurs a atteint environ 492 chercheurs permanents pour chaque million d'habitants, toutefois , M. Hadjar a souligné que "ce chiffre révèle que nous sommes loin du critère international" , car "il faut que ce nombre atteigne 1.080 chercheurs pour chaque 1 million d'habitants".

Répondant à une question sur la promotion d'ingénieurs relevant des laboratoires universitaires à des postes supérieurs, M. Hadjar a indiqué que "la nomination d'ingénieurs d'Etat au sein des laboratoires universitaires et les autres grades, requiert la révision de l'arrêté interministériel daté du 4 janvier 2004 portant classification de l'Office nationale des œuvres universitaires et de la Direction des œuvres et résidences universitaires, la mise à jour des conditions de nomination à ces postes,  à même de servir la prise en charge de l'ensemble des grades des travailleurs désignés et à même de promouvoir la promotion de la structure publique et son fonctionnement.