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Le Prof. Hadjar au Conseil de la Nation :Plagiat scientifique, et exploitation des résultats de la recherche dans le processus de développement.

Plagiat scientifique

En réponse à une question d'un membre du Conseil de la nation sur la propagation du phénomène du plagiat scientifique au niveau des universités algériennes , Le Pr. Tahar Hadjar  ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique  a indiqué, jeudi 1er octobre 2015 , que le phénomène de plagiat dans la recherche scientifique demeure "minime" dans les universités algériennes par rapport à d'autres pays, soulignant toutefois  que le secteur déployait de grands efforts en vue de lutter contre ce phénomène, à travers notamment la prise de mesures préventives et répressives. « Parmi les mesures adoptées à cet effet », M. Hadjar a cité l'obligation pour les chercheurs de déposer leurs recherches avant et après la soutenance, outre la création d'un portail électronique consacré à la publication et la diffusion des recherches scientifiques pour leur assurer un lectorat plus large et limiter les tentatives de plagiat".

Au niveau mondial, un programme informatique a été développé pouvant détecter les cas de plagiat scientifique mais uniquement dans les recherches rédigées en latin et pas à celles en arabe", a-t-il précisé. Le plagiat scientifique est une faute professionnelle de quatrième degré dont l'auteur est passible d'une expulsion de l'établissement universitaire.

A une autre question sur l'influence des commissions pédagogiques de formation, créées par le ministère, sur l'indépendance des universités, le ministre a rappelé que les réformes engagées dans le secteur avaient reconnu l'indépendance des établissements universitaires, tout en leur attribuant le droit à l'initiative et à la proposition d'offres de formation, afin de les soumettre aux instances spécialisées. Ces mesures ont eu pour effet "l'augmentation du nombre d'offres, donnant lieu à des dysfonctionnements, dont un manque d'homogénéité entre ces offres et les offres aux contenus similaires", a-t-il précisé.

Il s'agit également de l'enregistrement d'offres ne répondant pas aux besoins de la sphère socio-économique, et d'autres ne correspondant pas au plan d'orientation de la recherche scientifique visant à développer l'université algérienne à long terme, "d'où la nécessité de créer ces commissions chargées de remédier aux différents dysfonctionnements".

Par ailleurs, M. Hadjar a annoncé l'organisation d'une conférence nationale d'évaluation du système LMD fin 2015.

Exploitation des résultats de la recherche dans le processus de développement

Le Pr. Tahar Hadjar, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a affirmé jeudi 1er octobre 2015, devant les membres de la commission de l'éducation, de la formation, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique et des affaires religieuses du Conseil de la Nation,  que la loi d'orientation relative à la recherche scientifique avait pour objet, entre autres, la prise en charge de la question de l'exploitation des résultats de la recherche dans le processus de développement socio-économique.

Lors de la présentation de ladite loi devant la commission, le  ministre a affirmé que le texte de loi avait pour objet, entre autres, "la prise en charge de la question de l'exploitation des résultats de la recherche scientifique dans la réalisation des objectifs du développement socio-économique du pays à travers la consécration du principe du financement prioritaire des entreprises innovantes et le soutien des opérateurs activant dans le domaine de la recherche et du développement technologique".

Les dispositions de la loi prévoient également " le développement du système national de la recherche scientifique aussi bien au  plan de la programmation et de l'évaluation que la valorisation des résultats de la recherche scientifique".

Au terme de l'exposé du ministre, les membres de la commission ont posé des questions sur les mesures prévues par le nouveau texte.