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Le Pr. Tayeb Bouzid préside les travaux de la conférence nationale des universités

Le Pr. Tayeb Bouzid  Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique,  a présidé le jeudi 16 mai 2019 à la salle des conférences, au siège du ministère les travaux de la conférence nationale des universités.

Lors de son intervention devant les chefs des établissements universitaires M. le Ministre a indiqué qu'avec la réception de ces structures, les capacités d'accueil devront atteindre 1.512.590 places pédagogiques, ce qui permettrait d'accueillir près de 1.800.000 étudiants, en sus d'une hausse du nombre des lits qui devront atteindre 658.600 lits.

Concernant , le corps enseignant , celui-ci devra se conforter par 2.000 nouveaux postes budgétaires, au titre du budget complémentaire de l'exercice 2019, indiquant  que le nombre réel des enseignants chercheurs s'élève actuellement à 61.161 enseignants, tous grades confondus, dont 19.080 grades supérieurs, ce qui représente 12% de l'ensemble du corps enseignant .A ce titre, M. Bouzid a affirmé que ses services s'attelaient à traiter ce qu'il a qualifié de "disparité" enregistrée dans la répartition des capacités pédagogiques et prestataires, en vue de désengorger les cités universitaires qui enregistrent un déficit en structures pédagogiques et prestataires.

La réussite de la prochaine rentrée universitaire passe par la prise en charge des difficultés conjoncturelles que connaît l'université, en raison du Hirak (mouvement populaire) et ses dynamiques sociétales, a estimé le ministre, soulignant que "l'accueil des nouveaux bacheliers de 2019 reste tributaire de la clôture de l'année universitaire en cours, en sus des éventuelles répercussions sur les niveaux et les autres cycles universitaires, à l'instar du passage, de l'accès au Master et de la participation aux concours de Doctorat".

Qualifiant cette situation d'"exceptionnelle", M. Bouzid a mis l'accent sur "la mobilisation" de toutes les capacités et ressources disponibles au niveau de l'administration centrale et des établissements universitaires pour assurer le bon déroulement des inscriptions.

Il a rappelé dans ce sens, l'élaboration d'une circulaire ministérielle relative à l'orientation des bacheliers, ainsi qu'une autre  relative au master fixant les offres de formation, les diplômes de licences exigés et le nombre de postes pédagogiques ouverts...etc.

Lors d'un point de presse, organisé en marge de cette conférence et à une question relative à l'année blanche,  le ministre M. Tayeb Bouzid  a affirmé qu'"il n'y a pas lieu de parler d'une année blanche, vu que les cours ont été dispensés normalement durant le premier semestre", ajoutant que le retard pédagogique sera, néanmoins, rattrapé, à la faveur d'une série de mesures qui feront l'objet d'examen au niveau des établissements universitaires".

Plusieurs solutions ont été définies par le secteur pour "rattraper les écarts enregistrées dans les activités pédagogiques, et ce afin de préserver la crédibilité de la formation, d'autant que l'écart n'existe pas uniquement entre les différentes universités, mais au sein d'un même établissement, entre spécialités, classes ou facultés". Il a également exhorté les  responsables à "rattraper le temps pédagogique perdu, à travers leurs initiatives dans le cadre de plans et programmes adoptés, en concertation avec toutes les composantes de la corporation universitaire, tout en prenant en compte les contrastes enregistrés".

Le ministre a appelé les directeurs des établissements universitaires, des centres et agences de la recherche scientifique, à "la nécessité de s'engager à l'adoption du dialogue comme méthode et de la concertation comme moyen, en vue de trouver les solutions idoines à même de prendre en charge les impacts induits par les circonstances exceptionnelles que vit le système universitaire".

Dans ce cadre, le Ministre a indique "il est de notre devoir à tous, enseignants-chercheurs, étudiants, fonctionnaires et responsables d'œuvrer à protéger l'université algérienne contre tout risque de dérapages pouvant compromettre le processus pédagogique de l'étudiant, et de contrer toute tentative visant à porter atteinte à la crédibilité du diplôme de l'Enseignement supérieur et à la réputation de l'université".

Après avoir émis le vœu de voire les étudiants rejoindre les bancs des universités, M. Bouzid a indiqué que " bien que le large mouvement populaire que vit le pays ait impacté le déroulement ordinaire et régulier des activités pédagogiques et scientifiques dans la plupart des établissements universitaires qui ont connu une série de dysfonctionnements et de tensions, il n'en demeure pas moins que le Hirak a révélé la force, l'efficacité et la contribution de la corporation universitaire et scientifique dans la dynamique du sursaut nationale que connaît la société".