M.Hadjar préside les travaux de la 5e conférence régionale portant sur l'amélioration de la gouvernance et de la qualité dans l'enseignement tertiaire

Le Pr. Tahar Hadjar, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la recherche Scientifique  a présidé,  le mardi 31 Mai 2016 à la faculté des sciences médicales  à Ben Aknoun (Alger), l'ouverture des travaux de la 5ème conférence régionale portant sur l'amélioration de la gouvernance et de la qualité dans l'enseignement tertiaire, et ce, en présence du ministre mauritanien de l'enseignement supérieur ainsi qu'un grand nombre d'experts des pays de la région MENA.  

La conférence qui  est organisée,  conjointement,  par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, la Banque mondiale et le Centre pour l'intégration en Méditerranée (CMI) ainsi que d'autres partenaireset experts internationaux, notammentBritish Council, l'UNESCO et l'Association des universités arabes,a enregistré la participation des représentants d'un réseau de 113 établissements d'enseignement supérieur qui se sont penchés sur la gouvernance dans l'enseignement supérieur dans la région MENA où le taux de chômage des jeunes est le "plus élevé".

Lors de son intervention, M.  Tahar Hadjar, a indiqué, que l'Algérie partage nombre de paris et de défis avec les pays de la région, liés à l'amélioration du système d'enseignement et de la recherche afin d'accroître la compétitivité et l'employabilité des diplômés, dont l'afflux ne cesse d'aller crescendo.

Cette conférence, placée sur le thème «Changement de paradigme dans l'enseignement tertiaire», comme le rappelle le ministre, est un «espace de réflexion, de dialogue, d'échange et de coopération» entre les différentes composantes de la famille universitaire nationale et de la région MENA, pour évaluer les expertises et les expériences de chacun.

Entre 2000 et 2015 le nombre d'étudiants algériens a connu une hausse de 289%. Cette courbe ascendante est enregistrée également pour le nombre des enseignants, passant de 17.460 à 53.622, souligne le premier responsable de l'Enseignement Supérieur en Algérie,

Pour le ministre, «ces chiffres et statistiques ne doivent pas cacher l'intérêt de son département à la gouvernance et l'employabilité». La décision ayant permis aux universités algériennes de participer au programme de «la carte de la gouvernance universitaire», initiée par la Banque mondiale, est fructueuse, à plus d'un titre.

Cette carte d'identification axée sur la qualité, le management de l'université, son ouverture sur l'environnement social et économique, son financement et l'audit, «a permis à 22 universités algériennes de se positionner par rapport à ces critères».

Pour le ministre, ce programme vient à point nommé pour «nous permettre de réformer le secteur, le moderniser et consolider la qualité de l'enseignement». Il explique que les réunions cycliques qu'organise la Banque mondiale faciliteront l'adaptation aux nouvelles pratiques du terrain, la formation de la ressource humaine des universités.

S'exprimant, lors d'une conférence de presse animée en marge de cette rencontre, M. Hadjar a indiqué, en réponse à une question sur  la mobilité des étudiants et des enseignants, que quelque 2.500 enseignants et chercheurs algériens ont visité des université de 64 pays en 2015, et que  près de 5.000 enseignants étrangers ont visité l'Algérie durant la même année.

En termes de chiffres, le ministre fait part de la signature, par l'Algérie, de 1.560 conventions interuniversitaires. À une question liée à l'éventualité de voir le secteur privé gérer des universités algérienne, le ministre répond : «La loi le permet, à condition de remplir les exigences du cahier des charges.»